Les spécialistes du bassin de jardin








 
   
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Photos et reportage réalisés par Jean-Yves
(membre du forum)

 

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Il y a maintenant un peu plus de 30 ans que je m’intéresse de près aux bonzaï et que je me suis mis à tenter d’en élever … à l’époque, ce n’était pas du tout à la mode, il n’y avait pratiquement pas de documentation … j’ai donc beaucoup tâtonné et essuyé de nombreux échecs … mais j’ai acquis une expérience précieuse et je peux être fier de certaines de mes réalisations dont je vous livre quelques exemples ci-dessous (tous « faits maison »).
Voyant cette nouvelle rubrique s’ouvrir, je me suis attelé à la rédaction de ce long article pour tenter de vous faire profiter de mon modeste savoir en espérant vous être un peu utile.

 

 

Frêne noir - environ 30 ans

Erable rouge - environ 20 ans

Mélèze - environ 25 ans

Pommier - environ 25 ans

Ma dernière "élucubration" : charme dans une huître : 3 an


 

Le préalable indispensable

Avant de se lancer dans l’élevage de bonzaï, il est absolument indispensable d’acquérir un minimum de connaissances sur les arbres et leur « fonctionnement ».
En effet, un bonzaï est avant tout un arbre dont on contrarie la croissance tout en la dirigeant.
Un bonzaï ne se cultive donc pas comme une plante verte et, tenir compte du fait qu’il s’agit bien d’un arbre à part entière conduit à en respecter la nature et les règles vitales, évitant ainsi bien des déconvenues …

A ma connaissance, un seul ouvrage (ci-dessous) prend en compte cette dimension et il me paraît essentiel de bien le lire en totalité avant de se lancer … ensuite, on peut s’y reporter fréquemment et l’utiliser comme guide de culture.

Je recommande donc très vivement l’acquisition, et la lecture attentive, des deux tomes de ce remarquable ouvrage très complet et nettement plus essentiel que l’achat de tout un tas d’outils, soi-disant spécifiques aux bonzaï, souvent fort chers et dont l’utilité reste à démontrer...


 

 

La création de bonzaï

Si vous voulez vous lancer,dès la fin de l'automne et jusqu'à la fin de l' hiver(de la mi-novembre à la mi-mars) lorsqu'il ne gèle pas, allez  vous balader dans la nature, observez, regardez bien autour de vous et, si vous trouvez soit un jeune plant, soit un plant un peu plus âgé mais qui a souffert en poussant dans des endroits pas possibles (pierrier, falaise, mur, etc. ...) essayez de le prélever délicatement en préservant le plus de racines possibles (faites ça discrètement car ce n'est pas forcément autorisé partout ...).
Munissez vous de quelques petits outils à main permettant de creuser, de racler, de soulever ou d'écarter des pierres, etc. ... le tout dans un sac.
Prévoyez aussi des sacs en plastique dans lesquels vous enfermerez les plants prélevés : 1 par sac, avec, si possible, 3 ou 4 bonnes poignées de la terre de l'endroit du prélèvement.

Rentré chez vous, repiquez chaque plant dans un pot de fleurs "normal" avec le plus possible de terre ramassée sur le lieu du prélèvement.
Arrosez copieusement et laissez tranquille, à l'abri des vents (surtout nord et est) ... pendant 2 ans.
A la fin de la 1ère année, vous pouvez commencer à tailler un peu les branches.
A la fin de la seconde année, vous pouvez installer dans un pot à bonzaï après avoir taillé les racines.

Quelques conseils : ne pas tailler l'année du rempotage et ne pas rempoter l'anée d'une taille autre que très légère.
Attention à l'excès d'arrosage qui tue plus sûrement qu'une sécheresse passagère. ne rien faire par temps de gel, notamment ne pas rempoter ni arroser ...
enfin, le meilleur conseil : faire preuve de bon sens et de patience ...

Pour information : les essences les plus faciles pour débuter sont les pins sylvestres, les charmes, les érables, les frênes noirs.

 

 

La terre de plantation

Un substrat, n'est qu'un support sans valeur nutritive ... ça pourrait être du coton hydrophile des cailloux ou des billes de verre ou n'importe quoi d'autre qui permette à une plante de tenir debout.
Si on se contente d'un substrat (pouzzolane ou autre) la plante crèvera de faim !

Moi, j'utilise bêtement de la terre ... c'est en général là dedans que poussent les plantes sauvages, donc ça doit pouvoir faire l'affaire !
Mais, comme ce sont des bonzaï, qu'ils ont peu de place dans leurs petits pots et que je les bichonne, j'améliore ma terre : je ramasse de l'humus en forêt, de préférence là où le sol est un peu sableux (sinon,il suffit de rajouter un peu de sable à l'humus), je tamise soigneusement pour éliminer les cailloux, les déchets végétaux, etc.
Je mélange ça à du terreau tout bête (ici, je fais mon compost moi-même, donc j'utilise mon compost), également bien tamisé.
Selon les variétés d'arbres et leurs besoins en eau, selon aussi la nature du pot (plus ou moins poreux), je mets plus où moins de sable ... je fais ça "au pif" !

Il faut être très attentif au drainage car les excès d'eau tuent plus de plantes que les coups de sécheresse !
Je procède de la façon suivante : au fond du pot, je dispose sur les trous de drainage un petit grillage en plastique (pas trop fin, sinon il se colmatera). Par dessus, je place une couche de gravier : très fin s'il s'agit d'un petit pot ou d'un plat de faible profondeur, moyen si le pot est plus important.
Par dessus, enfin, je dispose la terre.

 

 

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